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dimanche 23 novembre 2014

[Critique] La prochaine fois je viserai le cœur. Fantasmagorique, poétique, rude.




"La Prochaine fois je viserai le cœur", nouveau bastion du cinéma couillu qui n'a pas peur de déplaire, de perturber et de briser sont spectateurs, entre expérimentation et polar à la Melville. Cédric Anger lui vise en plein cœur d'un nouveau genre puissant et franc qui ne laisse pas indifférent.


vendredi 14 novembre 2014

[Critique]Quand vient la nuit. Finesse d'écriture et beauté esthétique.


Michael RRoskam, réalisateur belge connue et reconnue après avoir donné naissance au génial et perturbent "Bullhead", revient pour nous prouver tout le talent dont il peut faire preuve, avec un savoir-faire rare qui plus est. Accompagné cette fois-ci de l'auteur Dennis Lehane, auteur à l'origine de la nouvelle "Sauve qui peut" dont le film est tiré, mais aussi du sublime "Mystic River", du non moins génial "Gone Baby Gone" et enfin du superbe "Shutter Island". Il est donc difficile de s'imaginer que "The Drop" (pour reprendre le titre original) puissent être mauvais.


Et ce n'est pas le cas, loin de là, "Quand vient la nuit" est d'ailleurs un des meilleurs films de cette année un peu tiède (voir terne). Et on le voit des les premiers instants, grâce à l'aspect visuel très travaillé, notamment avec les lumières très similaires aux effets d'un "Only God Forgive" ou de la filmographie général de Refn d'ailleurs, autant dire que c'est magnifique, d'autant plus que tout est fait de sorte que l'ambiance visuelle colle aux émotions du protagoniste, avec évidement comme couleur maîtresse: le rouge. Le cadrage n'est pas en reste bien que peut novateur, jouant sur les rapports de force principalement, le tout en 35 Mm.



lundi 25 août 2014

[critique] Enemy. Thriller soporifique ou fable fantastique, troublante et fascinante ?


Âpres Incendie et Prisonners, Denis Villeneuve semble s'imposer comme le nouveau Fincher, une esthétique travaillée, des intrigues retorses. Quand est-il d'Enemy ?


La photographie de ce nouveau film est très travaillée, que se soit au niveau des jeux de caméra presque toujours complexe, des effets d'ombre incroyablement minutieux ou encore des couleurs ambiantes sur des ton jaunâtres très nuancé, cette esthétique distille une ambiance glauque et paranoïaque avec beaucoup de succès.

lundi 18 août 2014

[critique] Détective Dee II : La Légende du Dragon des Mers. Festival de couleur et d'action.


Détective Dee II, pré-quelle du film du même nom écrit et réaliser par Tsui Hark (Il était une fois en Chine, The Blade, Une vie simple). Un des grands noms du cinéma d'action Chinois. Alors que vaut se nouvelle opus ?


  Une chose est sur, le talent créatif de Tsui hark ne s'est pas épuisé, les scènes d'action sont titanesque, tout particulièrement les combats démesurés tout en ralentit sacrement bien exploité. Le tout dans une explosion d'effets spéciaux certes un peu cheap mais tout bonnement très inventifs Par exemple lorsque Dee regarde la carte) .

jeudi 7 août 2014

[critique] Under the skin.Bien belle œuvre que ce film barrée.


Under the skin, adapté du roman du même nom (écrit par Michel Faber), Johnatan Glazer à eu la bonne idée de n'en garder que la saveur pour un film de science fiction minimaliste, sensoriel et ambitieux.


Uunder the skin, c'est un peu la rencontre entre Lynch et Kubrick, l'un brouille, les sens, l'autre aiguise sa mise en scène pour une froideur et une beauté parfaite. Car oui, Under the skin est avant tout un trip visuel ambitieux loin de tout calibrage artificiel. On nage dans une sorte de brouillard laiteux nous laissant guidée par la poésie glauque qui entoure ce film. Tout est filmé et cadré de manière très épurée, quasi abstrait, jouant sur les contrastes de lumière et de couleur, tout comme la narration qui suit de manière linéaire un seul personnage tout du long.

vendredi 25 juillet 2014

[critique] Black Coal, le renouveau du thriller noir asiatique.

Black Coal à remporter un ours d'or au festival de Berlin, et pour cause, Black Coal est une œuvre puissante, passionnante de bout en bout.

Synopsis et détailsEn 1999, un employé d’une carrière minière est assassiné et son corps dispersé aux quatre coins de la Mandchourie. L’inspecteur Zhang mène l’enquête, mais doit rapidement abandonner après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects.Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Son enquête l’amène à se rapprocher dangereusement de la mystérieuse jeune femme.
  Black Coal est film lent, très lent, au point que ça peut en devenir déconcertant pour qui n'est pas préparé à un tel rythme, mais néanmoins cela permet d'instauré de solides bases, de crée en tout subtilité des personnages incroyables de sincérité et surtout de nous coller une ambiance somptueuse à la limite de l'angoisse claustrophobique, cela sous couvert d'une beauté plastique magnifique.

Chaque plan est parfait, du cadrage minutieux presque obsessionnelle aux parfaits jeux de lumière donnant une atmosphère particulière à chaque scène, du rouge au vert en passant par le bleu, tout cela est travaillé avec beaucoup de perfectionnisme. Donc Niveau plastique, c'est une totale réussite. Quant au scénario, il est parfait tout simplement, on y voit le tableau d'une chine ordinaire rempli de gens ravagé par les secousses de la vie, chaque rebondissement, chaque avancement dans l'enquête nous semble naturel et maitrisé.

Les musiques, elles sont d'une grande qualité, bien que très peu présente, elles suffisent néanmoins à pesée une ambiance glauque et sombre au possible. Reste que l'ambiance sonore est très travaillé comme tout le reste - Black Coal est un exercice cinématographique très impressionnant.

La révélation final ainsi que le dernier couplet sont de toute beauté, aussi sombre que... Du charbon. Au final, Black Coal est la révélation asiatique du moment ; une pure pépite mettant son réalisateur Yi'nan Diao, au niveau des plus grands.

mercredi 9 juillet 2014

[critique] Blue Ruin, Une pépite sombre et insisive.

  Blue Ruin et le deuxième long métrage de Jeremy Saulnier, il nous fait par d'un incroyable talent de mise en scène,  nous révèlent pas la même occasion un formidable acteur : Macon Blair. 
  Synopsis:
    Un vagabond solitaire voit sa vie bouleversée lorsqu'il retourne à sa maison d'enfance pour accomplir une vieille vengeance. Se faisant assassin amateur, il est entraîné dans un conflit brutal pour protéger sa famille qui lui est étrangère.

  Ce qui marque en premier dans ce Thriller noir, ce film de vengeance, c'est l'esthétique très travaillée, voir parfois hypnotique, tout en nuance de bleu. Chaque plan est imprégner d'une sorte de poésie figée, très beau et très fouillé, ils sont un plaisir à voir. Le tout est en parfait accord avec le cadrage et le rythme lent et posés du film. La mise en scène, elle, rappelle parfois du Coen, après tout, on pourrait bien dire que ce film est de parenté avec No Country For Old Men ou encore Fargo.

Le film oscille entre humours noirs acides, morceau de vie, et violence spontanée. Si spontanée et frontale qu'elle en semble beaucoup plus réelle. Elle n'est pas gratuite, elle sert un propos, celui d'une lutte anti-arme et d'une violence banalisée. Le film porte une vision blasée sur une société dont les fondements n'ont plus beaucoup de sens, une société ou le meurtre est parfois légal voir anodins.

Le suspense atteint parfois des sommets à la limite de la suffocation, la tension est palpable, on avait rarement vu une ambiance aussi bien travaillée. Les musiques sont, quant à elle, plutôt classiques et serves bien le récit de bout en bout. Les acteurs sont tout excellents, surtout Macon Blair qui nous livre une interprétation incroyable de justesse.

On suit d'ailleurs un personnage qui, plus il s'enfonce dans le meurtre et la vengeance, plus il gagne en humanité, comprennent peu à peu l'inutilité de ses actes.

Au final, on obtient un film, satirique, drôle, effrayant, beau et parfaitement maitrisé, un bon avant-gout des prochains films de Jeremy Saulnier.