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lundi 25 août 2014

[critique] Enemy. Thriller soporifique ou fable fantastique, troublante et fascinante ?


Âpres Incendie et Prisonners, Denis Villeneuve semble s'imposer comme le nouveau Fincher, une esthétique travaillée, des intrigues retorses. Quand est-il d'Enemy ?


La photographie de ce nouveau film est très travaillée, que se soit au niveau des jeux de caméra presque toujours complexe, des effets d'ombre incroyablement minutieux ou encore des couleurs ambiantes sur des ton jaunâtres très nuancé, cette esthétique distille une ambiance glauque et paranoïaque avec beaucoup de succès.

jeudi 7 août 2014

[critique] Under the skin.Bien belle œuvre que ce film barrée.


Under the skin, adapté du roman du même nom (écrit par Michel Faber), Johnatan Glazer à eu la bonne idée de n'en garder que la saveur pour un film de science fiction minimaliste, sensoriel et ambitieux.


Uunder the skin, c'est un peu la rencontre entre Lynch et Kubrick, l'un brouille, les sens, l'autre aiguise sa mise en scène pour une froideur et une beauté parfaite. Car oui, Under the skin est avant tout un trip visuel ambitieux loin de tout calibrage artificiel. On nage dans une sorte de brouillard laiteux nous laissant guidée par la poésie glauque qui entoure ce film. Tout est filmé et cadré de manière très épurée, quasi abstrait, jouant sur les contrastes de lumière et de couleur, tout comme la narration qui suit de manière linéaire un seul personnage tout du long.

lundi 4 août 2014

[critique] Mister Babadook, Quand l'expressionnisme allemand se lie avec le drame familial.


"Mister Babadook" est flippant, absolument terrifiant, à un point qu'il en est presque traumatisant, mais là n'est pas l'intérêt de ce film résolument surprenant.


Ce qui marque en premier dans "Mister Babadook", c'est l'empreinte visuelle très recherchée, à mis chemin entre les codes du cinéma d'horreur actuel et la plastique de l'expressionnisme allemand, tel que "Nosferato". D'ailleurs, le film y fait beaucoup référence. Mais grâce aux jeux de cameras et aux effets visuels sublime, Jennifer Kent trouve un milieu juste qui lui semble propre. C'est ingénieux et original en tout point.

vendredi 25 juillet 2014

[critique] Black Coal, le renouveau du thriller noir asiatique.

Black Coal à remporter un ours d'or au festival de Berlin, et pour cause, Black Coal est une œuvre puissante, passionnante de bout en bout.

Synopsis et détailsEn 1999, un employé d’une carrière minière est assassiné et son corps dispersé aux quatre coins de la Mandchourie. L’inspecteur Zhang mène l’enquête, mais doit rapidement abandonner après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects.Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Son enquête l’amène à se rapprocher dangereusement de la mystérieuse jeune femme.
  Black Coal est film lent, très lent, au point que ça peut en devenir déconcertant pour qui n'est pas préparé à un tel rythme, mais néanmoins cela permet d'instauré de solides bases, de crée en tout subtilité des personnages incroyables de sincérité et surtout de nous coller une ambiance somptueuse à la limite de l'angoisse claustrophobique, cela sous couvert d'une beauté plastique magnifique.

Chaque plan est parfait, du cadrage minutieux presque obsessionnelle aux parfaits jeux de lumière donnant une atmosphère particulière à chaque scène, du rouge au vert en passant par le bleu, tout cela est travaillé avec beaucoup de perfectionnisme. Donc Niveau plastique, c'est une totale réussite. Quant au scénario, il est parfait tout simplement, on y voit le tableau d'une chine ordinaire rempli de gens ravagé par les secousses de la vie, chaque rebondissement, chaque avancement dans l'enquête nous semble naturel et maitrisé.

Les musiques, elles sont d'une grande qualité, bien que très peu présente, elles suffisent néanmoins à pesée une ambiance glauque et sombre au possible. Reste que l'ambiance sonore est très travaillé comme tout le reste - Black Coal est un exercice cinématographique très impressionnant.

La révélation final ainsi que le dernier couplet sont de toute beauté, aussi sombre que... Du charbon. Au final, Black Coal est la révélation asiatique du moment ; une pure pépite mettant son réalisateur Yi'nan Diao, au niveau des plus grands.