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vendredi 14 novembre 2014

[Critique]Quand vient la nuit. Finesse d'écriture et beauté esthétique.


Michael RRoskam, réalisateur belge connue et reconnue après avoir donné naissance au génial et perturbent "Bullhead", revient pour nous prouver tout le talent dont il peut faire preuve, avec un savoir-faire rare qui plus est. Accompagné cette fois-ci de l'auteur Dennis Lehane, auteur à l'origine de la nouvelle "Sauve qui peut" dont le film est tiré, mais aussi du sublime "Mystic River", du non moins génial "Gone Baby Gone" et enfin du superbe "Shutter Island". Il est donc difficile de s'imaginer que "The Drop" (pour reprendre le titre original) puissent être mauvais.


Et ce n'est pas le cas, loin de là, "Quand vient la nuit" est d'ailleurs un des meilleurs films de cette année un peu tiède (voir terne). Et on le voit des les premiers instants, grâce à l'aspect visuel très travaillé, notamment avec les lumières très similaires aux effets d'un "Only God Forgive" ou de la filmographie général de Refn d'ailleurs, autant dire que c'est magnifique, d'autant plus que tout est fait de sorte que l'ambiance visuelle colle aux émotions du protagoniste, avec évidement comme couleur maîtresse: le rouge. Le cadrage n'est pas en reste bien que peut novateur, jouant sur les rapports de force principalement, le tout en 35 Mm.



vendredi 25 juillet 2014

[critique] Black Coal, le renouveau du thriller noir asiatique.

Black Coal à remporter un ours d'or au festival de Berlin, et pour cause, Black Coal est une œuvre puissante, passionnante de bout en bout.

Synopsis et détailsEn 1999, un employé d’une carrière minière est assassiné et son corps dispersé aux quatre coins de la Mandchourie. L’inspecteur Zhang mène l’enquête, mais doit rapidement abandonner après avoir été blessé lors de l’interpellation des principaux suspects.Cinq ans plus tard, deux nouveaux meurtres sont commis dans la région, tous deux liés à l’épouse de la première victime. Devenu agent de sécurité, Zhang décide de reprendre du service. Son enquête l’amène à se rapprocher dangereusement de la mystérieuse jeune femme.
  Black Coal est film lent, très lent, au point que ça peut en devenir déconcertant pour qui n'est pas préparé à un tel rythme, mais néanmoins cela permet d'instauré de solides bases, de crée en tout subtilité des personnages incroyables de sincérité et surtout de nous coller une ambiance somptueuse à la limite de l'angoisse claustrophobique, cela sous couvert d'une beauté plastique magnifique.

Chaque plan est parfait, du cadrage minutieux presque obsessionnelle aux parfaits jeux de lumière donnant une atmosphère particulière à chaque scène, du rouge au vert en passant par le bleu, tout cela est travaillé avec beaucoup de perfectionnisme. Donc Niveau plastique, c'est une totale réussite. Quant au scénario, il est parfait tout simplement, on y voit le tableau d'une chine ordinaire rempli de gens ravagé par les secousses de la vie, chaque rebondissement, chaque avancement dans l'enquête nous semble naturel et maitrisé.

Les musiques, elles sont d'une grande qualité, bien que très peu présente, elles suffisent néanmoins à pesée une ambiance glauque et sombre au possible. Reste que l'ambiance sonore est très travaillé comme tout le reste - Black Coal est un exercice cinématographique très impressionnant.

La révélation final ainsi que le dernier couplet sont de toute beauté, aussi sombre que... Du charbon. Au final, Black Coal est la révélation asiatique du moment ; une pure pépite mettant son réalisateur Yi'nan Diao, au niveau des plus grands.